Les Francs-Tireurs Index du Forum Les Francs-Tireurs
Guilde SWTOR RP Empire sur le serveur Kessel Run
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

L'Héautontimorouménos

Poster un nouveau sujet Répondre au sujet Les Francs-Tireurs Index du Forum -> Discussions et récits RP -> Présentation de ton personnage
Sujet précédent :: Sujet suivant
Auteur Message
Beru
Franc-Tireur

Hors ligne

Inscrit le: 11 Avr 2012
Messages: 17

MessagePosté le: Mar 17 Avr - 14:21 (2012) Sujet du message: L'Héautontimorouménos Répondre en citant

Une valse. "Le lac des Dewbacks" que projetait tous les hauts-parleurs du vaisseau,
et qu'essayait de couvrir péniblement la voix robotique du droïde de bord.

Compte rendu de la phase de Scan :


Propulsion Subliminique - Endommagée.

"Je ne pensais pas que tu te souviendrais des pas, Fit-elle.
-Tu sous-estime mon talent pour te satisfaire, répondit-il."

Propulsion Hyperluminique - Endommagée.

Ils valsaient, de volte en volte, à la dérive, au travers du vide galactique et
des décombres technologiques, des néons clignotant de la cabine.

Tous senseurs - Inopérants et inopérationnels.

"Alors c'est ainsi que tout se termine ?
-Vois-tu une autre solution ?"
Elle se tut, et installa son oreille contre la grosse épaule de l'autre.

Communications - Endommagées.

Ils parlaient lentement, l'un contre l'autre, calmes, virant, tournoyant, résolus.

Énergie - Taux de manque dangereux pour la viabilité des zones habitables.

"Tu sais, je ne regrette rien.
-Moi non plus."

Écrans déflecteurs - Indisponibles.

La musique venait de s'arrêter et, quittant les bras l'un de l'autre, face à face,
ils s'écartent d'un pas, et se dévisagèrent.

Boucliers à particules ... 7 secondes avant extinction des boucliers à Particules.


Ils dégainèrent leurs blaster et se mirent en joug.

...6

La voix du droide de bord semblait vaciller dans leurs caboches bouillis aux sentiments.
Tout semblait vaciller, ne plus émettre. Le cœur, suralimenté laissait le cerveau sec.

...5


Les jambes, les bras, la gorge, tout foutait le camp, et ça n'était qu'un avant goût
de ce qu'ils allaient s'injecter de douleur d'une simple pression de la détente.

...4

Leurs doigts si fragilement rétractables sur la détente de leurs blaster.

...3


Elle, les yeux rouges de larmes, lui les poings tremblants.

...2


"Je t'aime"

...1

"Moi aussi"

...0




Par le minuscule hublot de l'exigu capsule de sauvetage, Beru voyait bien malgré lui la coquille vide de vaisseau
qui avait fait leurs joie. Et tous ses membres, trop gros en l'espace trop petit, tous ses membres qui ne lui
serviraient jamais plus à aimer l'autre, à qui il avait troué la tronche, pour sa simple vie sauvée.


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mar 17 Avr - 14:21 (2012) Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Mart'Ô
Commandant

Hors ligne

Inscrit le: 24 Déc 2011
Messages: 376
Rôle dans la Compagnie: Ancien Commandant, porté disparu

MessagePosté le: Mar 17 Avr - 16:58 (2012) Sujet du message: L'Héautontimorouménos Répondre en citant

(Stylé le "bourreau de soi-même" starwarsien  Okay )
_________________


Revenir en haut
Beru
Franc-Tireur

Hors ligne

Inscrit le: 11 Avr 2012
Messages: 17

MessagePosté le: Mer 25 Avr - 00:06 (2012) Sujet du message: L'Héautontimorouménos Répondre en citant

La nuit froide jusqu'au fond des tripes, la truffe humide, les poings chauds et abrités dans la doublure de son manteau. La brise glacée et sournoise entre les dents qu'il faut bien aspirer pour vivre. Et puis vivre... en dépit d'autre chose.

"Patron ? C'est laquelle ?"


Un coup de menton dans la brise sournoise fit sa réponse, et il partait déjà au devant de sa troupe, mauvaise troupe. Tous bâtards, baiseurs, baisés tour à tour, déformés par la Lune des Contrebandiers, avilis, ne voyant plus leurs existence que comme un entracte entre deux prise d'épice. Vivre n'était plus qu'attendre cette petite mort.

"T'as l'air de connaitre le coin, patron. T'es sur que ce qu'on cherche est bien ici ?"


Le patron restait muet, faire avancer sa carcasse lui demandait déjà bien trop d'efforts pour même envisager la moindre réponse. Seul restait perceptible le glouglou du sa perf de techno-dopant, que l'ont devinait lui bouffer le bide comme une sangsue sous son manteau. Il avait dépassé les 30% d'intoxication à leurs sortie d'hyperespace au dessus d'Alderande, et ne se souvenait déjà plus de comment il était -arrivé dans cette rue, ce que foutait tout cet air froid dans sa gueule, ses pognes chaudes, ses dents ....glou...glou...glou.

Et alors qu'il cherchait -l'alcool embrumé par la mémoire- quelle connerie il avait pu inventer pour faire trouer ces bras cassés à sa place -tout en se félicitant intérieurement d'avoir réussi à les convaincre- et s'apprêtant à se pencher sur un problème autrement plus grave : au-delà du mensonge évident qu'il leurs avait servi, qu'elle était la vraie raison de sa présence ici ?

Ses yeux aussi rouges que ceux d'un Chiss roulaient, secs, dans ses paupières sur la barrette holo qu'il s'était agrafé au col, et qui venait de virer au rouge en passant la barre des 40% d'intoxication. Mais c'est le second plan qui attira l'attention du mont de merde : Un sourire. L'un de ces foutu taré, trop naïf, la cervelle trop dilatée par l'épice venait de se balafrer la gueule d'un sourire. Un foutu sourire amical.

Et ce foutu sourire amical se mit alors à se tordre, s'étendre, comme pour articuler des mots que 40% rouges clignotant ne lui permettaient plus d'entendre.
...
Et soudain, comme renaissant de ce sourire absurde, un vieux démon. Un foutu vieux démon décida de faire son comeback.
...la culpabilité.
Ces types allaient suer, saigner, et refroidir, pour servir son plan, et la montagne de dégoulinure s'en voulait soudain. Mais, bien décidé à combattre le démon, et bien qu'il ne se souvenait toujours pas de son plan, il était bien décidé à ne pas en changer! Son geste avait précédé sa réflexion, et il se rendit compte, semble-il un peu tard, que ça n'était plus son manteau qui réchauffait son poings, mais la turbine de son blaster, qu'il était encore en train de décharger sur l'inertie pissant l'sang du taré au sourire quand il en prit conscience.


Tchak ...tchak... tchak, le blaster vidé convulsait et fumait, le vieux démon en avait prit plein sa gueule.


....
...
..
.



"Beruuugriiiaaan ?
-Mademoiselle, allons ! Il est beaucoup trop tôt pour le réveiller.
-V6 ! Me donne pas d'ordre ou alors je te zap !
-Mais enfin ! Par le Créateur, c'est insensé ! je ...!
-Et p'is arrête de rouspéter !"

La jeune fille se tourna alors en direction de Beru, alité, et qui ouvrait péniblement un œil.

"Vous avez le visage tout crabouillé ! vous allez bien ? vous avez mal quelque part ? Vous voulez des friandises ?" Lui assena-t-elle, joignant au harcèlement un large sourire enfantin. Agressé, le Beru encore en proie au délire troua cent fois la caboche de la petite en mime, avant de se rendormir.

"MAAAaaaaAAAAMMmaaaaaAAANNnn !! Papa il m'a tuééééé !"


La sieste allait devoir attendre...


Les yeux écarquillés, Beru resta figé un instant. Maman ? Papa ? s'était-il encore réveillé dans l'un de ces bordel à thème du quartier Duros ? ...non, la déco était trop ... trop Aldérandienne ...Merde ! Le chasseur qu'il redevint un instant examina les lieux, avant d'attraper, vif, le droïde médicinal par le col pour lui déboiter -BAM!- le cou, et lui arracher la tête dans un foutoir d'étincelles et de supplications du droïde.
 Une tête de droïde medicinal, il en avait vu alimenter des speeder sur Quesh. Le jus que produisait ces machins là avait assez de puissance pour sonner un rancor ! Un bébé rancor... l'espace d'un instant.

C'est ainsi armé, qu'il sauta du lit, de toute sa graisse, la gueule en plomb, mais les yeux injectés de sang à l'affût ! Il serrait la tête du droïde encore crachotante d'électricité entre ses pognes


Un ton ironique, qui s'appuya au montant de la porte chassa soudain le chasseur, pour ramener l'ivrogne, l'arme dérisoire roula à ses pieds, toutes les têtes de droïde de la galaxie étaient impuissantes face à ce nouvel ennemi ... :
"Alors tu tues notre fille ?
-Fr.... gbeuhleuh ....de ? hé...
-Eh bien Berugrian ? Toute cette graisse et ces coutures sur ton visage ont eu raison de ta fameuse verve ? Elle souriait mollement, et ses bras se croisaient sous sa poitrine
-Frida...
-Tu me reconnais, au moins. je ne peux pas en dire autant. Nous pensions que tu étais un encore l'un de ces cambrioleurs, nous en avons retrouvés trois, morts, en ville...
-Alderande ... P-pourquoi suis-je ici ?
Le vieil homme semblant s'excuser dans chacune de ses paroles bredouillées.
-Peut être que tu t'inquiétais pour le sort de ta fille ?! Ou celui de ta soeur ?! A moins que ce genre de sentiments ne te soient totalement étrangés !
-Je devais partir ... tu sais.
-On ...dit que tu t'es marié.
-Je suis veuf.
-Oh....Berugrian. Comment est-ce arrivé ?
-Je l'ai tué ! Fit-il,
comme une blague, et tout sourire.
-Berugrian! On ne rit pas des morts ! Si tu ne veux pas me dire ...très bien, mais n'insulte pas la mémoire de ...
-Père sait pour ma présence ici ?
-Pas encore.
-Il ne saurait l'être, il en mourrait.
-De te voir dans cet état ? Certainement !
-J'ai vécu...
-Vivre, c'est peu de choses, Berugrian, le tout est de savoir comment.
-J'ai vécu, comme on joue ... et j'ai perdu, j'ai souvent perdu.
-Tu comptes rester ?
-non.


Berugrian resta trois jours sur Alderande.
Il les passa alité, recevant parfois sa soeur, pour qu'elle lui parle en pleurant de leurs fille, qu'ils regardaient jouer au loin.

Une nuit de calme et de sombre, la fée Beru, malfrat toxico, et la fée Berugrian, petit bourgeois incestueux, se penchèrent sur le gisant du vieil homme :

"Alors comme ça, tu as retourné ta propre soeur ?
-Et toi tu as tué ta femme ?
-Héé, j'en souffre  certainement plus quelle !
-Nous en souffrons ! Regarde le !
-Ah, je dois dire qu'il a sacrement prit, le vieux.
-Je te l'avais laissé dans un état plus que correct ! Et regarde ce que tu en a fait !
-Plus que correct ? Tu en avais fait un petit fils de bourgeoise craintif, une foutue tata ! Pas capable de pisser dans la cuvette sans une domestique pour la lui t'nir !
-Eh, tu avoueras bien que ça n'est pas désagréable ...
-Je dois dire que... haha !
-Bon, que va-t-on faire de lui ?
-Il n'a jamais été un bon criminel ...
-Ni un vrai noble.
-Mais quelle raclure c'est, quand même !
-inégalée !
-On verra bien ! Tant qu'il en veut !
-Tant qu'il en veut ! Ouaip !
-Ouais ....
-Hm hm, le problème est là.
-Il n'en veut plus.
-Il a plus ...cette niaque !
-Il doit fatiguer ... à force.
-Quel merdier..."
- Un de ces grands abandonnés
Au rire éternel condamnés...
-Et qui ne peuvent plus sourire."
 




Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:03 (2017) Sujet du message: L'Héautontimorouménos

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet Les Francs-Tireurs Index du Forum -> Discussions et récits RP -> Présentation de ton personnage Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1


Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2017 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
Thème DarkEvil créer par Demotius